Louis XIV


Lors de la construction du Grand Louvre, une statue de Louis XIV fut placée dans la cour Napoléon. Une statue récente qui ne date que de 1988 mais qui est en fait la copie d’une statue du roi plus ancienne actuellement à Versailles, œuvre de le Bernin, sculpteur et architecte italien du 17e siècle.

Le Bernin érigea cette sculpture dans le style baroque, à la gloire de Louis XIV et le représenta sur un cheval cabré en marbre, avec cette inscription « per ardua ». Ce monument se voulait une représentation imposante du roi, qui apparaissait comme un nouvel Hercule, gravissant la montagne de la Vertu.

Après la guerre contre la Hollande (1672-1678), la sculpture subit une transformation que nous pouvons suivre grâce à un dessin réalisé vers 1673 par le Bernin et qui montrait que les rochers supérieurs furent transformés par des étendards qui furent pris à l’ennemi et que l’on retrouvait sous le ventre du cheval. Dans cette image le roi se trouvait sur une monture magnifique, la force de l’animal fut rendue vivante dans la sculpture, par les muscles qui sont visibles. De plus on devine une sorte de frénésie que l’on peut lire dans les yeux et les naseaux grand ouverts du coursier. Le roi était assis sur ce grand cheval puissant et vigoureux mais il le dominait. Son armure nous laissait deviner qu’il est engagé dans une bataille et sa grande cape lui ajoutait un air de majesté. Enfin les proportions de l’homme et du cheval ne sont pas réalistes. Le roi parait plus grand sur la statue qu’il ne l’est en réalité.

Le Bernin réussit à capturer l’essence de la majesté en l’enveloppant dans le tissu flottant de sa cape, et en le coiffant d’une perruque aux longues boucles. Son attitude extrêmement royale, fut marquée par son regard serein et sûr tourné vers l’extérieur avec l’autorité d’un souverain d’origine divine.

Cependant deux ans après son arrivée en France, la statue fut transformée par François Girardon en 1687. Louis XIV apparaît alors sous les traits de Marcus Curtius et les étendards ennemis devinrent des flammes qui viennent caresser le ventre du cheval, signifiant ainsi que le soldat est en train de sauver Rome incendiée. La tête du cavalier fut alors re-sculptée et recouverte d’un casque à plume, mais l’on garda le drapé très travaillé du Bernin. Le cavalier, ainsi que sa monture regardent tous deux dans la même direction, la tête tournée vers leur droite. L’homme monte à cru. En effet on ne distingue sur la statue aucun élément d’équitation, ni selle, ni étrier,

La statue survécut à la Révolution, mais en 1980, elle fut victime de vandalisme. Elle fut donc restaurée par six ans de travail minutieux, et se trouve aujourd’hui à l’abri dans l’orangerie.

D’apres Wikipedia et www.parisdansmonoeil.com

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