Sous le pont Alexandre III


Sur le pont Alexandre-III à Paris un marchand cuit des marrons en leur évitant de charbonner, les présente dans un cornet à double soufflet — un pour les marrons, un autre pour les épluchures, et offre en plus un rince-doigts. Par son calme et son goût démodé de la perfection, il défait à lui seul la sinistre économie mondiale.

Un assassin blanc comme neige, Christian Bobin, éd. Gallimard, 2011 (ISBN 978-2-07-013400-7), p. 15 – Christian Bobin

LE SAVIEZ-VOUS ?

Inauguré pour l’Exposition universelle de Paris en 1900, le pont était destiné à symboliser l’amitié franco-russe, instaurée par la signature de l’alliance conclue en 1891 entre l’empereur Alexandre III (1845-1894) et le président de la République française Sadi Carnot. La première pierre fut posée par le tsar Nicolas II de Russie, l’impératrice Alexandra Fedorovna et le président Félix Faure le 7 octobre 1896. Construit dans l’axe de l’esplanade des Invalides, il conduit de celle-ci aux Petit et Grand Palais également construits pour l’exposition universelle.
C’est un pont métallique de 40 mètres de large composé d’une seule arche de 107 mètres comprenant trois points d’articulation, permettant de franchir la Seine sans point d’appui intermédiaire. Deux tunnels en pierre se situent à ses extrémités. Le pont a plusieurs fois changé de couleurs ; il est passé du gris au vert-brun puis au gris perle. Il a repris ses couleurs d’origine lors de son unique restauration en 1998.

(D’après http://blogpontsdeparis.blogspot.fr/2011/06/le-pont-alexandre-iii-trait-dunion.html le 02/06/11)

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