Quai de l’horloge (6 photos)

<span class="entry-title-primary">Quai de l’horloge</span> <span class="entry-subtitle">(6 photos)</span>


Quai de l’Horloge, à Paris (Ier’arrondissement). – Ce quai de l’île de la Cité, qui borde la Seine entre le pont au Change et le Pont-Neuf,  fut commencé en 1580. Les travaux souvent interrompus furent achevés en 1611. Il s’y trouvait des boutiques autrefois occupées par des perruquiers. En 1738, Turgot, alors prévôt des marchands en fit élargir les deux extrémités en vertu d’un arrêt du conseil du 26 mars 1737. En 1816, on augmenta encore sa largeur près du Pont-au-Change, par suite de la démolition des échoppes adossées au Palais-deJustice. 

Son nom lui vient de l’horloge du Palais, qui était placée sur la tour qui fait face au Pont-au-Change. Cette tour fut probablement bâtie sous Philippe-le-Bel, vers l’année 1310. L’horloge, la première que l’on vit en France, fut construite par Henri de Vic qui vint à Paris en 1370, sous le règne de Charles V. Ce mécanicien allemand fut logé dans cette tour, par ordre du roi, pour avoir soin de l’horloge. Son traitement était de six sols parisis par jour  La lanterne contenait une cloche qui ne sonnait que pour les cérémonies royales et qui donna le signal de la Saint-Barthélémy. Elle fut restaurée sous Henri III et ornée de sculptures de Jean Goujon.

(Source: www.cosmovisions.com)


Métropolitain Poème d'Arthur Rimbaud

<span class="entry-title-primary">Métropolitain</span> <span class="entry-subtitle">Poème d'Arthur Rimbaud</span>

POÈME MÉTROPOLITAIN

Du détroit d’indigo aux mers d’Ossian, sur le sable rose et orange qu’a lavé le ciel vineux viennent de monter et de se croiser des boulevards de cristal habités incontinent par de jeunes familles pauvres qui s’alimentent chez les fruitiers. Rien de riche. – La ville !

Du désert de bitume fuient droit en déroute avec les nappes de brumes échelonnées en bandes affreuses au ciel qui se recourbe, se recule et descend, formé de la plus sinistre fumée noire que puisse faire l’Océan en deuil, les casques, les roues, les barques, les croupes. – La bataille !

Lève la tête : ce pont de bois, arqué ; les derniers potagers de Samarie ; ces masques enluminés sous la lanterne fouettée par la nuit froide ; l’ondine niaise à la robe bruyante, au bas de la rivière ; les crânes lumineux dans les plants de pois – et les autres fantasmagories —la campagne.

Des routes bordées de grilles et de murs, contenant à peine leurs bosquets, et les atroces fleurs qu’on appellerait cœurs et sœurs, Damas damnant de longueur, — possessions de féeriques aristocraties ultra-Rhénanes, Japonaises, Guaranies, propres encore à recevoir la musique des anciens — et il y a des auberges qui pour toujours n’ouvrent déjà plus — il y a des princesses, et si tu n’es pas trop accablé, l’étude des astres — Le ciel.

Le matin où avec Elle, vous vous débattîtes parmi les éclats de neige, les lèvres vertes, les glaces, les drapeaux noirs et les rayons bleus, et les parfums pourpres du soleil des pôles, — ta force.

Arthur Rimbaud


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